«

»

août 17

avatar

The Secret World, premières heures de jeu

Il est temps pour moi de faire un premier retour sur The Secret World, maintenant que je commence à y avoir passé quelques heures.

Loin de moi l’idée d’imaginer les NCU venir fouler les contrées de ce MMO contemporain, mais j’aime à penser que certains voudront peut-être se laisser tenter par un essai.

Mulder, on a un problème

Je ne vais pas revenir sur l’univers en tant que tel, vous savez tous qu’il s’agit tout simplement du nôtre, à cette différence près que nos mythes et légendes sont pure vérité.

Cependant, la populace de base, comme par exemple Roger du 15, ne connait rien de la réalité du monde. C’est en somme le paradis des amateurs de la théorie du complot, baigné dans une ambiance bien glauque.

Lorsqu’on joue à ce jeu, de nombreuses références nous viennent à l’esprit. La première zone, Solomon Island, rappellera sans hésiter Silent Hill première du nom, mais en plus peuplée. On retrouve ce brouillard omniprésent, toutes ces maisons, ces bâtisses, commerces… abandonnés à la va-vite sous l’assaut des ténèbres qui désormais ont pris possession des lieux. Seule la masse d’ennemis, orientant parfois le jeu vers le survival horror, fera pencher la balance vers un resident evil, mais si peu.

De même, si certain ont lu du HP Lovecraft, on va reconnaître la forte influence de l’auteur sur le bestiaire,  qui outre les zombies nous sort des créatures démoniaques à la pelle.

Mais globalement, c’est le fan inconditionnel de X-files que je suis (c’est bien la seule série dont j’ai acheté les 9 saisons en version collector), adorateur de Mulder, passionné par la théorie du gouvernement manipulé dans l’ombre…  qui est le plus comblé. Dans cet univers, les politiques ne sont que des marionnettes mises en scène par des sociétés secrètes qui contrôlent la planète entière. Les services officiels, comme la CIA ou l’armée, ne sont pas dans le coup, on s’arrange toujours pour les doubler, les flouer, les tromper…

Non ici, les maîtres du monde se nomment Illuminati, Dragon ou Templiers pour les principaux.

François LaBedaine, héros malgré lui

Pour que vous compreniez bien l’ambiance de TSW, je vais vous conter l’histoire d’un de ces héros anonymes qui un jour s’est réveillé empli d’un pouvoir qu’il ne comprenait pas. Le dé but de son histoire ne manquera pas de faire appel à une autre référence qu’est Matrix, en un certain sens.

Cette soirée n’avait pas commencé sur les chapeaux de roue pour François qui, pour changer, était parti s’acheter un Kebab par flemme de faire cuire des pâtes.

Arrivant chez Istan’Bab, en tant qu’habitué, il n’eut rien à dire tant le commerçant était habitué à ce client. En attendant son repas, François faisait les cent pas sur le trottoir de Brooklyn, son quartier depuis 3 ans alors.

Gras comme une loche, cette simple activité le fit souffler comme un bœuf au bout de quelques minutes. Il se regarda dans la devanture du fastfood, les vêtements sales, l’œil éteint, les cheveux luisants… Tout à fait en harmonie avec la crasse du quartier. De toute façon, personne ne l’attendait dans le bouge qui lui servait d’appartement, au milieu des restes de pizza, des bouteilles de bière vides et du reste de l’amas d’immondice qui faisait office de mobilier.

Lorsqu’il y fut de retour, Kebab en main, il ressentit une légère sensation de picotement dans les jambes et les bras. Cela faisait plusieurs semaines que ça lui prenait parfois, mais il se disait que ça devait être une des conséquences de sa piètre forme physique.

Ce soir-là pourtant, la sensation ne disparaissait pas, s’amplifiait même. Il dut poser son Kebab sur le carton retourné qui lui servait de table basse, découvrant avec horreur les milliers de petits arcs électriques qui ondulaient à la surface de sa peau. Un vent venu de nulle part fit tournoyer les détritus de son appartement, tandis que de véritables éclairs zébraient la pièce.

Du fond de son large gosier naquit une longue plainte, d’abord gutturale, qui finit en un hurlement strident. Puis, plus rien. Le noir absolu.

Lorsqu’il émergea, il gisait à plat ventre au milieu de la pièce. Il ignorait combien de temps il avait été inconscient, mais le ciel était toujours obscur à l’extérieur.

Perclus de douleurs, il parvint tant bien que mal à se redresser pour s’apercevoir qu’il n’était pas seul. Un homme se tenait là, debout, tout vêtu de noir, l’air inquiétant.

« Lèves toi, espèce d’immonde gros lard », fit-il.

Son ton ne donnait pas matière à protester, François se releva pour lui faire face, l’air un peu terrifié.

« Nous savons ce qui t’arrives, poursuivit-il, nous recherchons des gens comme toi. Si cela t’intéresse, prends contact avec notre agent au Lavomatic en bas de ta rue. »

Sans un autre mot, il fit volteface et quitta la pièce.

A ce point du récit, vous comprenez mon allusion à Matrix. L’histoire du loser invisible à qui on offre le choix de devenir quelqu’un d’autre, sans possibilité de retour. Dans TSW, votre aventure débute ainsi. Après quelques quêtes en forme de tutoriel, vous finissez par découvrir le QG de la société secrète (en l’occurrence ici, les Illuminati) sous la ville de New-York. Au départ bien sûr vous n’êtes qu’un pion insignifiant dans la multitude d’agents doués de pouvoir qui sillonnent la planète c’est pourquoi vous n’allez pas apprendre grand-chose des événements qui se trament. On se contente en premier lieu de vous offrir une arme, et c’est là qu’apparait le fantastique système de compétences de ce MMO.

Le mec suce des pourboires

Cela consiste en roue de compétences chacune orientée sur un type d’arme.

Le nexus des pouvoirs, de son petit nom, contient pas loin de 600 compétence actives et passives, qu’il va falloir judicieusement combiner pour créer des synergies. Simultanément, vous aurez droit à 7 pouvoirs actifs et 7 pouvoirs passifs, qu’on peut comparer à un deck de cartes dans certains jeux. Vous pourrez créer plusieurs decks, à chaque fois associés à un stuff adéquat, et en changer quand vous le souhaitez, hors combat.

La difficulté de ce nexus est de faire les bon choix. Il faut d’abord savoir que vous êtes équipés de deux armes à la fois, par exemple dans mon cas un shotgun et une lame. Les 7 pouvoirs actifs sont forcément liés à ces armes, mais pas les passifs. Ce qui signifie qu’il faut souvent aller chercher un passif particulier dans l’arbre d’une arme qui n’a rien à voir avec les vôtres.

Ensuite, il faut comprendre que les actifs sont de trois types :

  • Générateurs de ressources
  • Consommateur de ressources
  • Des ultimes

En gros à chaque fois, on choisit un pouvoir générateur pour chaque arme, un consommateur pour chaque arme, un ultime (on ne peut en équiper qu’un à la fois) et le reste on prend de l’utilitaire (contrôle, soin…).

Jusque-là tout va bien, c’est un peu comme les combos avec le fufu dans wow., mais en plus compliqué puisqu’on va avoir des ressources liées à la cible (on monte des points de combo dessus en gros) et d’autres qui sont liées à soi (on remplit une jauge de 5 points).

Après là où c’est super compliqué, c’est que les passifs vont se déclencher selon plein de conditions. Il existe différents type d’attaques (impact, rafale, souffle…), différents états de la cible (diminuée, affligée…) et l’idée c’est de créer des ponts entre les différents états et dégâts.

Par exemple, certains passifs transforment les touches critiques sur une cible affligée en un coup du type chaîne (qui peut alors déclencher à son tour un passif basé sur les chaînes). Ou certains autres qui donnent l’effet affaibli chaque fois que vous donnez un coup qui n’est pas dévié à une cible diminuée.

Quand on considère la masse de compétence disponible, je vous laisse imaginer les possibilités ! On peut vraiment créer son personnage, et en fouillant bien il est peu probable de croiser le même. A terme, on peut apprendre tout le nexus, ce qui permet de refaire son perso à loisir, d’essayer tout, de tanker, de soigner, de faire du dps… Notez enfin que pour les feignasses il existe huit archétypes de base qui permettent de pas trop se fatiguer, mais pour ma part j’ai opté pour le freestyle, j’essaie de trouver par moi-même.

A cela, il faut ajouter les points de compétences, qui permettent d’améliorer l’utilisation d’une arme en particulier, ou bien de porter des talismans plus puissants. Ces points, ainsi que ceux nécessaires pour les pouvoirs, s’acquièrent au fil des missions, puisqu’il n’y a pas de niveaux dans TSW.

François « Niafungo » Labedaine, agent illuminati

Retrouvons notre ami, héros malgré lui. Après cette mise en jambe en forme de tutoriel, une fois notre première arme choisie (le shotgun pour moi), nous voilà au cœur de l’agarta, sorte de couloir temporel pour voyages rapide.

Image

Dans cet endroit, réservé aux sociétés secrètes bien sûr, on peut voyager partout dans le monde. Ayant pris ses premières instruction et adopté son nom de code, Niafungo, François Labedaine doit se rendre à Kingsmouth, sur solomon Island en Nouvelle Angleterre pour essayer de comprendre pourquoi les forces de mal ont décidé de débarquer et de transformer tout le monde en zombie.

En sortant de l’Agarta, François découvrit une sombre forêt engourdie dans la brume. Le ciel était étrange, impossible de savoir s’il faisait jour ou non. Il tomba rapidement sur un étrange individu, Boone, sorte de cowboy des temps moderne un peu taré qui lui indiqua le chemin du commissariat, point de départ de ses investigations. Protégé par des barricades de fortune, faites de voitures et de décombre, le poste de police était en proie aux assauts d’une horde de zombie.

Shotgun en main, François se fraya un chemin pour rejoindre les survivants et tenter d’en apprendre un peu plus.

On lui donna une foule de choses à faire, des tâches assez basiques consistant surtout à rechercher du matériel, des vivres et tout ce qui pouvait être utile à la survie du bastion de fortune. Se faisant, il découvrait une ville morne, désertée où tout suggérait la mélancolie.

Au fil des heures, il rencontra de nombreux survivants isolés ici et là et qui aveint toujours une tâche plus ou moins difficile à lui confier.

Car rapidement, il se rendit compte que malgré ses pouvoirs et son arme, Kingsmouth était un endroit dangereux où il valait mieux privilégier l’infiltration à la méthode frontale, sur tout avec un bide taillé comme une bétonnière. Les missions se complexifiaient, l’obligeant à désactiver des systèmes de sécurité, poser des mines et autres pièges pour casser du zombie en masse, il rencontrait des créatures de plus en plus dangereuses, dotées elles aussi de pouvoirs surnaturels.

L’église, l’aéroport, le skate Park, le port, les égouts, la forêt… tout était infesté de viles bestioles plus infâmes les unes que les autres.

Bon, je ne vais pas aller trop loin dans la description du début de l’aventure car je ne veux pas spoiler, mais je vais juste vous raconter une mission d’investigation. Car oui, dans TSW, il y a différents types de missions : sabotage, investigation, action, annexes… et on ne peut pas en suivre plus d’une à la fois de chaque type (sauf les annexes, on peut en faire 3).

Attention : spoil !

Les missions d’investigation sont la grande force de TSW. Celle que je vais vous détailler se passe sur l’aéroport de Kingsmouth. Quand on débarque là-bas, on tombe sur un type, un survivant, qui nous donne plusieurs missions à faire. Dès le départ ça sent le mec louche, il y a quelque chose d’anormal dans son comportement.

A un moment, il veut qu’on lui répare sa radio car il dit vouloir écouter les fréquences qu’utilisent les survivants civils pour se parler. Sauf qu’on sent bien que ce n’est pas ça qui l’intéresse…

Bon, on commence par chercher l’antenne du relais radio, ça c’est pas dur. Une fois sur place, on s’aperçoit qu’elle est endommagée et qu’il va falloir la rafistoler. En examinant la base de l’antenne, on trouve la marque » Manticore », du fabriquant Orochi.

Alors là zouh, direction Google ! Oui oui madame, le vrai Google. Parce que dans la quête on nous dit de la réparer mais pas plus, démerdes toi. Les développeurs ont ainsi créé tout un tas de vrais faux sites web (vous pouvez y aller si vous voulez http://manticore.orochi-group.com/), qui sont utiles à nos recherches dans le jeu. Donc là en farfouillant un peu, on arrive à trouver le modèle d’antenne sur le site et en tapant son numéro de série (récupéré dans le jeu) on arrive sur une page qui décrit le matériel nécessaire à sa réparation.

Voilà l’antenne est réparée il ne reste plus qu’à écouter ce que le type louche veut à tout prix entendre. Et là, c’est le drame. Un message en morse est diffusé sur la fréquence. Genre en morse rapide, comme pour les pros. Et la solution de la quête se trouve à priori dans ce message. Là je me suis dit « bon, bah go Wikipédia pour voir le morse. » Je me suis posé avec un calepin et un crayon à essayer de relever les différentes lettres, mais c’était vraiment trop speed.

Du coup j’ai cherché sur le net un logiciel pour décoder le morse et j’ai trouvé un machin en freeware. J’ai enregistré le message morse avec mon téléphone portable et récupéré l’audio sur mon pc. Après une demi-heure de réglages sur le freeware, j’ai enfin réussi à comprendre le message. Il me donnait un point de rendez-vous sur Solomon Island et j’ai pu y terminer la mission.

Vous voyez le genre ? Je trouve ça vraiment énorme, ça change d’aller tuer des mobs en boucles pour faire de l’xp !

Labedaine, héro des temps modernes

Voilà pour cette petite présentation des premières heures de jeu dans TSW. Je vais bientôt atteindre le premier donjon et je pourrai vous en parler, mais à priori ce sont des missions, il n’y a pas forcément de boss. C’est beaucoup de l’infiltration, du sabotage tout ça… Mushu pourra en parler mieux que moi.

Je pense que ce jeu est excellent en mode tranquille, c’est pas du tout fait pour rusher. Il faut aimer l’ambiance, le fait de se plonger dans l’histoire, gravir les marches de son organisation secrète pour aller encore plus loin dans le complot, savoir de plus en plus de choses sur ce qui se trame dans ce monde.

François « Niafungo » Labedaine a encore beaucoup à apprendre pour devenir une figure des Illuminati, mais je ne manquerai pas de vous tenir au  courant de ses aventures !

 

5 comments

Passer au formulaire de commentaire

  1. avatar
    Slatch

    First :D

    Ca à l’air franchement pas mal comme jeu, surtout étant moi-même un fan de la théorie du complot, les Illuminati, Francs Maçons, Skull and Bones etc ..

    C’est vrai que ca claque énormément le fait que tu doives aller sur internet checker avec leur sites, installer des freeware mais je pense que pour certaines personnes ça sera beaucoup de chipotage et qu’ils préféreront, comme tu le dis, un jeu où tu as juste besoin de te connecter au jeu et d’enchaîner les pex. Personnellement ça me plait assez bien.

    Mais en contre partie l’ambiance à l’air assez pessimiste, n’étant pas un grand fan des jeux de zombies ça me plait un peu moins ce côté chaos.

    Concernant les compétences, encore un point positif : modeler son personnage afin qu’il n’y ai pas de clones, maintenant reste à voir si plus tard il y a une spé prépondérante.

    En clair, un jeu qui à l’air alléchant niveau mécanique et dont l’histoire me ferait palpiter. Il faut voir sur la durée mais ça à l’air cool, merci pour ce compte rendu ^^

    Une question, niveau stuff il est modifiable à la WoW, style avec les châsses etc ?

    Et ptit clin d’oeil au  » Niafungo  » :D

  2. avatar
    Zal

    Bah moi je ressors cet article du fond de la cave et bizarrement, j’aurais bien envie d’le tester. J’avoue que les émissions « LFG » ne sont pas pour rien dans cette envie soudaine.

    Kigh, si t’as un jour envie de t’y remettre… :)

  3. avatar
    kighafarz

    Je vais le réinstaller alors :)

  4. avatar
    Zal

    C

    1. avatar
      Zal

      Fausse manip…

      Je disais donc, ça presse pas pour le moment, j’ai des trucs en cours, mais ouais, ça me plairait bien. En plus j’me dis qu’à deux, c’est le genre de quête plus amusante.

Laisser un commentaire