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sept 03

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Coups de coeur vidéo-ludiques

Il y a bien longtemps que je n’ai pas posté un article ici. Il faut dire qu’avec l’arrêt de nos aventures et la dispersion aux quatre vents de notre groupe, le trafic sur ces pages était pratiquement réduit à néant.

Nos récentes discussions sur un possible reformation (très partielle certes) des NCU dans un tout nouvel univers me poussent à faire revivre notre site, qui connait ces temps-ci une fréquentation que nous n’avions pas connu depuis de longs mois.

Voici donc un petit condensé des jeux qui m’ont captivé durant l’année passée, parceque, comme je le disais ce week end à Gortek, l’arrêt du MMO a cet avantage qu’il nous permet de ne plus passer à côté de toutes les merveilles solo qui sortent de temps en temps.

  • Farcry 3

Oui c’est bien ce jeu qui aura le plus marqué cette année 2013 pour moi. Pourtant, même si je ne déteste pas, le FPS est loin d’être mon style de prédilection.

Mais ici on ne parle pas de Caff of Battlefield 32, ou d’une démo graphique vide de gameplay comme Crysis 3, on parle du meilleur FPS bac à sable de l’histoire, ni plus ni moins.

La mise est scène est d’un niveau cinématographique (et je parle pas d’un nanar Syfy, mais bien d’un vrai bon film d’action), et on s’en aperçoit dès les premières secondes du jeu qui nous placent dans la peau d’un jeune américain friqué, venu avec sa meuf et ses potes pour passer des vacances sea, sex and fun.

Après une intro très Xgames (saut en parachute sur fond de musique rock), on se retrouve enfermé dans une cage en bambous. Très vite, on fait la connaissance de Vaas (monsieur crête sur la photo plus haut),chef des pirates locaux qui a bien l’intention de récupérer une belle rançon en échange de notre groupe. Psychologiquement très instable, lunatique, fou on peut dire, ce personnage est absolument crédible. Même le doublage français est excellent, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

La suite de l’intro va prendre la forme d’un tutoriel pas chiant, durant lequel on va tenter de s’échapper du camp. Je n’en dirai pas plus, je vous laisse découvrir, si ce n’est que la suite de l’aventure consistera à libérer chacun de vos amis pour vous échapper de cet enfer de verdure. Enfin c’est ce vers quoi on tend au départ, je ne dis pas qu’il en sera ainsi par la suite :)

Vous voilà donc lâché sur les Rook Islands, deux îles paradisiaques infestées de pirates de sales bestioles, qu’il va vous falloir parcourir en long, en large et en travers.

Jason Brody, le jeune américain que vous incarnez, n’est pas un Navy S.E.A.L., concrètement au départ vous n’avez jamais tué un homme, vous n’avaez aucun entrainement militaire et il va falloir apprendre, un peu comme dans un RPG, à maîtriser toutes sortes de techniques.

Cela se traduira par un tatouage, sur votre bras, qui grandit et se complexifie à mesure que Jason devient un vrai guerrier de la jungle, une machine à tuer.

Si vous voulez un exemple concret, au départ il est assez difficile de tuer quelqu’un au couteau. Il existe de nombreux talents à débloquer pour devenir une fine lame. Du simple backstab, on apprendra à égorger un mec, dégoupiller la grenade qu’il a à la ceinture et à le balancer au milieu de ses potes pour faire de la bolognèse par exemple.

Petit à petit, Jason va devenir redoutable, et va même y prendre du plaisir, ce qui du point de vue scénar est simplement énorme, on bascule presque dans la folie, dopé à coups de plantes locales.

La scène la plus mémorable pour moi reste la destruction d’un champ de cana au lance-flamme, avec Jason qui commence à délirer sous l’effet de la fumée dégagée, une grosse musique reggae démarre et on fait tout flamber, avec Jason qui se marre tandis que les pirates hurlent et courent dans tous les sens, véritables torches humaines. Un grand moment de jeu vidéo.

Mais derrière ce background et le soin apporté à la crédibilité des personnages (le tout procurant une immersion très addictive), c’est la liberté d’action qui fait de jeu une réussite totale. Les îles sont immenses, comme je l’ai dit, on peut les parcourir à pied ou à l’aide des nombreux véhicules qui trainent ça et là (bagnoles, quad, buggy, deltaplane…), mais cela se fera progressivement. A l’instar d’un AC Brotherhood, il va falloir libérer les îles du joug des pirates. Cela se fait toujours en deux temps. Tout d’abord on désactive une antenne relai pour découvrir un bout de map, ensuite on capture le camps de pirates de la zone concernées.

En tout, il faudra couper 15 antennes et libérer 34 camps, soit un boulot colossal. Pour ce faire, un véritable arsenal de guerre, progressivement achetable et/ou débloqué dans les boutiques et distributeurs de l’île. Armes de poing, SMG, fusils d’assaut, shotguns, snipers, mitrailleuses lourdes, arcs, C4, grenades.. le parfait attirail du soldat d’élite, qui vous donnera autat de possibilités d’aborder une situation. Car oui, pour une fois tout fonctionne! On peut aborder un camp frontalement à la mitrailleuse lourde, mais on risque de se faire découvrir et si on n’a pas désactivé les alarmes de ramasser un bus de renfort. Alors on change, on se fait des gardes de loin au snipe, on se faufile et on termine au couteau ou à l’arc. Adeptes du silencieux et de l’infiltration? Pas de soucis ça fonctionne à merveille. Gros bourrin qui aime l’approche directe? On peut le faire aussi mais faut pas se louper.

Enfin un jeu ou on peut varier les plaisir, se poser des petits défis (je suis fan du 100% couteau), aborder les situation sans contraintes.

Et bordel que c’est beau! Le tout fourmille de détails, on y croit à cette île, c’est vivant, la météo est changeante, le cycle jour/nuit modifie le comportement des prédateurs (j’y viens plus loin)… Un joli écosystème, un paradis terrestre qui vire à l’enfer.

En parallèle, on trouve tout un tas d’activités diverses. Un petit système de craft permet d’améliorer son équipement (holsters, portefeuille, sacoches de munitions…), à partir des peaux de certains animaux. On retrouve ainsi des quêtes de chasse assorties d’une contrainte d’arme (chiens au shotgun, tapir à l’arc, tigre au snipe… voire ours à la machette!). Ces animaux seront d’ailleurs une contrainte non négligeable lors des missions. Quoi de plus agréable que de se faire chopper par une panthère en pleine infiltration…

Et tout ceci sans compter les courses (voitures, bateaux…), les concours de tir, le poker, … et aussi les défis Rakyat, qui consiste en un run bourrin de quelques minutes avec une arme imposée. Pas indispensable, mais trucider du pirates avec des grenades en mode infini c’est assez marrant tout de même.

Bon voilà, je pourrais en parler longtemps encore tant ce jeu est immense, je pourrais aborder ces quêtes à la Tomb Raider qui tiennent plus du jeu de plateforme, dans des temples oubliés, je pourrais aussi parler des défauts du jeu (surtout jouez dès le départ dans le plus haut niveau de difficulté, sinon le challenge sera trop faible), je pourrais vous parler du multi, très sympa avec sa progression sur 75 niveaux et ses maps de TDM bien fichues qui prolongent le plaisir, mais l’essentiel à retenir, c’est que vous ne pouvez pas passer à côté de ce jeu.

 

  • Borderlands 2

« Mais qu’est-ce qu’il a avec les FPS bon sang? ». Oui je sais, je m’adresse à un public de nerds plus axé sur le donjon que sur le lance roquette, mais on parle ici d’un tout autre genre de FPS.

Pour être tout à fait franc, je comparerait plus facilement ce jeu à un hack&Slash du genre Diablo qu’à Half Life.

Car des points communs il y en a! On bash des dizaines d’ennemis, on loot des tonnes de choses aux stats générées aléatoirement (et comme dans DIablo on laisse vite tomber le gris, voire le vert faute de place), on refait le jeu avec un difficulté croissante, on se TP a divers endroits, on peut jouer en Coop et rejoindre la partie à tout moment (oui on peut PL les potes)… Bref, tout du H&S.

Après la comparaison s’arrête là, car niveau gameplay c’est bien un FPS. Mais pas n’importe lequel. On parle ici d’un jeu déjanté, ou les dégats de chute n’existent pas, on tout va très vite, et dont la difficulté augmente très rapidement. D’ailleurs, lorsque l’on joue à deux, ça devient carrément sportif, le nombre et la résistance des ennemis s’adaptant automatiquement.

Le monde est immense, assez varié, dans une ambiance 100% madmax. Pour autant, on ne parlera pas de monde ouvert. Il s’agit d’une myriade de zones fermées qui communiquent entre elles (comme dans… Diablo).

Pour se déplacer, outre les TP, on pilote sa caisse blindée avec tourelle et canon, on peut même y monter à deux (un pilote, un artilleur).

D’aileurs tout est fait pour jouer à plusieurs, même si en solo c’est sympa, c’est avant tout un excellent jeu coop. Certains boss sont de toute façon infaisable seul.

Vous allez donc incarner l’un des trois archétypes (le soldat, le bourrin, la bonasse et le fufu) à travers une aventure peuplée de personnages tous plus débiles et déjantés les uns que les autres. Oui, dans ce jeu on rit. Beaucoup. Souvent.

Vous commencez à cerner la bête: un pote, une bière, mumble et c’est parti pour du challenge et des conneries. Moi j’en demande pas plus :)

 

  •  Bioshock Infinite

WHAT? Encore un FPS? Ouiii!

Encore une fois, je sais:) Mais là encore on ne parle pas de n’importe quel FPS, on parle d’un Grand FPS scénarisé, le genre Half life en son temps, ou… Bioshock premier du nom. Un jeu auquel on s’adonne en premier lieu pour l’histoire qu’il raconte et l’univers dans lequel il nous plonge.

Bienvenue à Columbia.

Avant tout, si on compare ce jeu à FC3 ou à Borderlands 2 qui offre un temps de jeu à presque 3 chiffre pour le premier, bien plus pour le second, sachez que vous lancer dans Bioshock infinite ne vous engagera pas à grand chose, c’est un jeu qui se plie rapidement (17-18h la première fois je dirais).

Ceci étant dit, après avoir arpenté les avenues rouillées de la cité sous-marine de Rapture dans les deux premiers jeux de la série, vous voilà propulsé dans les nuages au coeur de la cité de Columbia.

D’une beauté absolument incroyable (grosse machine demandée pour en profiter pleinement..) vous serez à coup sûr émerveillés de vous promener sur les allées pavées bordées de boutiques, grouillantes de vie, observant les différents quartiers flotter les uns par rapport aux autres. Le rendu est époustouflant, voire des quartiers entiers passer à 10m de vous, exploitant tout ce que votre carte graphique peut donner en termes de lumières dynamiques et de gestions des ombres, c’est une expérience à vivre derrière son PC, aucun doute là dessus.

Comme dans tout bon Bioshock qui se respecte, on va parler utopie foireuse bien entendu. A Columbia, tout est beau, tout est propre, tout est blanc… même les gens. Dans une ambiance années 30, on verra ici un couple de jeunes gens, beaux, le regard attendri par leurs petites têtes blondes en train de lapider un esclave noir. Là, nous verrons comment les différentes ethnies se tuent à la tâche pour le bonheur des vrais américains.

Bref, un truc à gerber, d’autant plus glauque que, contrairement à Rapture, ici tout est beau et féérique.

Quant à vous, Booker Dewitt, vous aurez le rôle du looser, du type louche qui ne comprend pas trop ce qu’il vient faire là. Votre passé est trouble, c’est certain, mais il vous faudra avancer dans le jeu pour le découvrir et le comprendre.

On parle ici dune histoire sérieuse, crédible, digne d’un excellent film de science-fiction (anticipation?) voire d’un bon bouquin.

Le début du jeu est ainsi, on découvre, c’est magnifique mais le gameplay est plutôt mou, les armes répondent moyennement, on a du mal à s’attacher à ce loser de Booker, oui mais c’est un fait exprès. Tout  cela vous conduit à la rencontre du jeu.

Elle s’appelle Elizabeth. Vous êtes là pour la libérer, c’est votre mission. Elle est enfermée dans une immense tour, elle est protégée par un oiseau d’acier géant, elle va changer la vie de Booker et transfigurer le jeu.

La première bonne idée qu’ils ont eu, c’est de ne pas transformer Bioshock en une escorte relou et interminable. Beth ne craint pas les armes, elle ne mourra jamais, elle ne sera jamais blessée. Vous faites vos affaires sans vous soucier d’elle. ouf, on a eu chaud :)

Ce personnage est le plus crédible et le plus attachant que j’ai pu voir dans un jeu vidéo. Elle parle, elle s’émerveille du monde extérieur, elle est pleine de joie. Aussi, lorsqu’elle est témoin des cadavres que vous laissez sur votre route, elle va s’en émouvoir, s’en écoeurer. Vous allez parfois vous surprendre à faire un petit détour pour lui éviter le scuplice d’une scène de boucherie. Oui oui, je parle bien d’un personnage de jeu vidéo là.

Pour tout dire, les rares moments où vous êtes séparé d’elle sont les moment les plus difficiles du jeu. On trace, on s’attarde pas pour la retrouver. Car en plus de cette incroyable personnalité virtuelle, c’est votre meilleure alliée lors des combats.

Beth possède un pouvoir fantastique: elle peut ouvrir des failles dans l’espace pour faire apparaitre des objet ou changer de dimension. Le gameplay s’articule autour de cette possibilité. Lorsqu’une situation se présente, par exemple une masse d’ennemi qui se pointe, vous pourrez ainsi faire poper une tourelle de défense, du soin, des armes, un abris… Le tout se fait très facilement, dans l’action.

L’action oui, car contrairement aux premiers Bioshock, ici on va avoir droit à du dynamisme, du massacre de masse. On n’a plus cette impression de lourdeur, ce vieux triptyque nettoyer-piéger-puller qui devenait, à la longue, un peu rengaine dans les 2 premiers.

A cela s’ajoute une grande nouveauté dans les déplacements. Vous allez pouvoir profiter de l’aérotram, qui consiste en une espèce de réseau de rails sur lesquels on peut s’accrocher à loisir avec l’arme primaire (une espèce de crochet rotatif qui fait des ravages au cac). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça speed un max! On peut bien sûr faire demi tour, sauter sur un autre rail… le tout en canardant les ennemis.

Pour le reste, vous profiterez toujours d’un arsenal intéressant, que vous pourrez améliorer au fil de jeu. Les développeurs ont cependant fait un choix, intéressant à mon sens, en limitant le port à deux armes simultanément. Croyez moi, ça oblige à souvent courir partout sur le champ de bataille pour ramasser des pétoires.

En parallèle, vous profiterez toujours de pouvoirs paranormaux, les Toniques, permettant toutes sortes de choses: retourner un ennemis contre ses potes, cramer, électrocuter, geler, déplacer des objets…

En mixant toutes ces possibilités, on obtient un gameplay vraiment dynamique, on ne s’ennuie pas et, de surcroit, le jeu est servi par une trame scénaristique passionnante, avec une fin qui vous laissera à vos réflexions pour mettre les pièces du puzzle en ordre.

Oui, vous devez jouer à Bioshock Infinite.

 

  • What else?

J’ai donc parlé de FPS, essentiellement. Mais, si vous avez eu le courage de lire ce pavé, vous aurez compris qu’ils sont radicalement différents. Pour autant, ils sont objectivement bons et devraient vous plaire.

J’ai bien sûr d’autres jeux en tête, mais rien d’aussi exceptionnel. Vous pourrez vous essayer au dernier Assassin’s Creed par exemple, qui est très bon. Pourquoi pas un petit Splinter Cell Black List fraichement démoulé? Ou encore le plein de zombie avec le dernier Resident Evil qui, même s’il n’arrive pas à la cheville des meilleurs opus de la série, saura vous divertir.

Mais franchement, tant que vous n’avez pas goûté aux trois FPS décrits plus haut, à quoi bon?

6 comments

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  1. avatar
    Zal

    Mec, tu dois absolument être journaliste rédacteur pour un magazine de JV.

    C’est toujours un putain de plaisir de lire tes articles et ils ont réussis à me donner envie d’y jouer. Surtout Far Cry 3.

    Bel article, merci. ;)

  2. avatar
    kighafarz

    Bah de rien Luc :)
    FC 3 ouais, comme je dis faut un peu de temps par contre, pour exploiter le jeu au taquet et surtout si tu fais du multi derrière c’est long, mais tu sais ce qu’on dit, plus c’est long :)

  3. avatar
    mushu

    Moi je rajouterai Last Of Us, même si c’est du type survie (action_aventure), je ne pense pas que je dois faire un exposé dessus au vue du nombre d’articles écris sur ce jeu.
    Sinon dans le même genre, mais un peu moins accessible puisqu’il faut avoir la wiiU, j’ai aussi bien aimé Zombie U qui pour moi est bien mieux que le dernier Résident.
    FarCry 3 voilà un petit moment qu’il me tente et je crois que je vais me l’acheter.
    En tous les cas belle article.

  4. avatar
    kighafarz

    Yo Mushu
    Oui j’ai beaucoup entendu parler de The Last of Us
    malheureusement c’est réservé aux consoles…

  5. avatar
    mushu

    Coucou, alors depuis mon dernier message, je l’ai fini et je peu dire qu’une seule chose, énorme. Maintenant j’attends le 4 avec impatience :)

  6. avatar
    kighafarz

    Je viens de commander une carte graphique et du coup FC4 m’est offert ;)

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